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Le Cheval de Turin de Béla Tarr (Les Inrocks) xpornplease.com pornjk.com porncuze.com
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Le Cheval de Turin de Béla Tarr (Les Inrocks)

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Terrassant comme un récit d'apocalypse et d'une puissance visuele inouï : la quintessence du cinéma visionnaire du maître hongrois.

Le 3 janvier 1889, dans une rue de Turin, un cocher fouette violemment son cheval récalcitrant. Friedrich Nietzsche, qui sort de chez lui, assiste à la scène. Il se jette brusquement au cou de l’animal, l’enlace pour le protéger, éclate en sanglots. Puis rentre chez lui, annonce à sa mère qu’il est devenu fou. Il plonge effectivement dans le retrait, l’aphasie, la vie végétative, et mourra à Weimar en 1900.

Ainsi commence, par cette anecdote célèbre racontée à l’écran par une série de panneaux, Le Cheval de Turin, le nouveau et semble-t-il dernier film (c’est ce qu’il a annoncé – lire p. 88) du cinéaste hongrois Béla Tarr (auteur d’au moins deux grands chefs-d’œuvre, Les Harmonies Werckmeister, Le Tango de Satan).

De Nietzsche, il ne sera jamais question dans les deux heures vingt qui viennent. Pourtant, cette anecdote ne cesse de planer sur le cours du film, de le voiler de son ombre menaçante.

Nous voici dans la campagne. C’est l’hiver. Un cocher à la grande barbe grise marche à côté de sa carriole et de son cheval, qu’il ne cesse de harceler. Sans doute le cocher et le cheval qui ont tant perturbé Nietzsche, se dit-on. Le plan est long, nous ressentons toute la rudesse de l’effort des êtres vivants pour se déplacer dans ce milieu hostile.

Dès ce premier travelling latéral haletant, nous voici à la fois dans le réel (le temps réel d’un plan-séquence, la matière, les éléments : la boue, le vent, la pluie) et dans le cinéma (le romanesque, les costumes, le mythe).

Béla Tarr, deux heures durant en noir et blanc, ne va rien lâcher de cet accord parfait entre l’art et la nature. Un exploit impressionnant. Pendant ces deux heures, il ne va rien décrire davantage que la vie quotidienne, seconde après seconde, avec quelques rares ellipses, d’un vieux et grand paysan beau, hémiplégique, taiseux, rude, effroyablement misérable, avec sa fille qui lui fait à manger (une pomme de terre à peine cuite à chaque repas), l’habille, le déshabille, le change, l’aide à se lever, à s’occuper du cheval qui ne veut plus travailler ni manger.

Peu à peu, la nuit va tomber sur la campagne piémontaise, la lumière s’éteindre, l’énergie quitter ce monde malheureux qui n’en avait déjà plus beaucoup, comme s’il se mettait au diapason de ce penseur que nous n’avons même pas vu et dont la lueur s’essouffle peu à peu.

Deux heures aussi intenses que vides, où le moindre geste, le plus petit rictus, advient comme un événement extraordinaire, un drame nouveau, un acte de résistance au climat, à la famine, à la mort, une épiphanie du passé (soudain, l’unique photo de l’épouse et mère défunte nous taillade le cœur par l’ouverture fictionnelle et sentimentale qu’elle laisse apparaître).

Deux heures de pure beauté cinématographique en trente plans de cinq minutes chacun, qui ne tient que par la force expressive de ses images, la tension donnée au moindre plan par la caméra mouvante de Béla Tarr.

La gageure, pour tout cinéaste qui travaille sur la durée du plan et recourt donc au plan-séquence (travelling, caméra à l’épaule, steadycam), c’est de ne pas y perdre toute notion de cadre.

Il faut être de la trempe d’un Tarr, d’une Chantal Akerman, d’Alan Clarke (Elephant), de Gus Van Sant (Elephant et Gerry), des frères Dardenne (Le Fils, notamment), pour ne pas se laisser griser par la souplesse de la machinerie et garder le cap, préserver une structure à l’image et donc au film.

Tarr, naguère, avec par exemple L’Homme de Londres, s’était fait prendre à ce piège, la longueur alourdissant le film au lieu de le propulser vers autre chose (une âme ?), le plongeant dans un formalisme qui finissait par nous paraître complaisant (ce qui n’était de tout évidence pas le but recherché).

Mais ici, sans doute mû par une inspiration désespérée, l’ultime geste de Béla Tarr en tant que cinéaste est proprement stupéfiant, maîtrisé de bout en bout.

Jacques Derrida écrivait, dans L’animal que donc je suis, que Nietzsche “fut assez fou pour pleurer auprès d’un animal, sous le regard ou contre la joue d’un cheval que l’on frappait. Parfois je crois le voir prendre ce cheval pour témoin, et d’abord, pour le prendre à témoin de sa compassion, prendre sa tête dans ses mains”.

Le film de Tarr semble poursuivre cette vision de Derrida. C’est pourquoi nous l’aimons, c’est pourquoi ses images continueront longtemps de nous hanter, “parfois”.

Récompensé en février dernier par un Ours d’argent à Berlin, Le Cheval de Turin est l’un des films les plus puissants, les plus sensoriels, les plus engagés et les plus fidèles à l’idée de modernité cinématographique. Mais aussi l’un des plus compatissants. Et donc l’un des plus beaux de 2011.

http://www.lesinrocks.com/cine/cinema-article/t/73485/date/2011-11-29/article/le-cheval-de-turin/

 

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